Reconnaissances du Rallye Lyon Charbonnières Imprimer Email
Écrit par Serge Duquesnoy   
Mardi, 17 Avril 2007 15:50
Jean Eric Petit (Subaru Impreza N/11) : « Que du bonheur » ?

Le vice-champion de France des Rallyes sur Terre 2006 : Jean Eric Petit a décidé d’effectuer, pour cette saison 2007, un « virage » à 180° en se dirigeant directement vers l’asphalte avec un programme complet au volant d’une Subaru N/11 groupe N qu’il a acquis chez le distributeur officiel Pro Drive en Turquie. Pas de « roulages » ou presque depuis l’arrivée de l’auto qui a été directement livrée chez le préparateur JPS à Brioude qui s’occupait, déjà, l’an passé de la Subaru WRX Sti de Jean Eric Petit sur la Terre. Juste avant le Lyon Charbonnières qui se déroulera à la fin de cette semaine, Jean Eric Petit et sa précieuse navigatrice : Cécine Charbonnier ont effectué le premier test grandeur nature. Les reconnaissances avec trois passages sur cette épreuve qui marquera les grands débuts sur l’asphalte de cette Subaru N/11 qui portera, en particulier, les couleurs de Subaru France, du Pôle Mécanique d’Alès Cévennes et de Piscine Live. A la veille du « Jour J », Jean Eric nous parle de ses reconnaissances et de ses ambitions.

SD :  « Tu n’avais découvert cette Subaru qu’avec une séance d’essais « light » sur le circuit du Pôle mécanique à Alès. Aujourd’hui, après les « recos » du Charbonnières as-tu toujours la même confiance en elle ? »

Jean Eric Petit : L’école de la Terre m’aura vraiment bien servi. En effet, sur cette surface on apprend à gérer beaucoup de choses, ce qui est un gros avantage lorsque l’on se retrouve sur une autre surface. L’an passé, j’ai fais mes « classes » de pilotes avec un diplôme de bonne conduite.  Sur l’asphalte, c’est tout  autre chose mais les bases acquises l’an passé sont d’une très grande utilité. En trois jours, j’ai appris cette auto toute nouvelle pour moi. Elle est fiable, réactive, fougueuse et admirablement sympa à piloter. Stéphane Varin et toute l’équipe de JPS m’ont concocté une belle mécanique, à moi maintenant de gérer tout un ensemble de choses que nous n’avions pas à gérer sur la terre. »

SD : «Justement, à ce propos, sur l’asphalte vous avez droit à trois passages sur les ES pour la prise de notes ! Sur la terre, il n’y avait que le tour de reconnaissance. Comment Céline a-t-elle géré  cela ?

Jean Eric Petit : « Ce serait plutôt à elle de vous répondre. Mais nous avons justement beaucoup parlé entre le 1er et le 2ème passage. L’avantage sur l’asphalte est que l’on peu très vite rectifier une mauvaise prise de note ou une mauvaise appréciation de ma part. Céline a fait un excellent boulot car dans le troisième passage tout était « nickel chrome  »

SD : «  Lors de ces recos, as-tu rencontré des problèmes particuliers importants qu’il te faudra résoudre ? »

Jean Eric Petit : « Bien sûr, il y a des points très précis qu’il me faudra gérer. Le plus important sera certainement celui des pneumatiques et des choix à effectuer pour gérer le stock de gommes marquées. Mais là encore, nous avons une stratégie et surtout une « botte secrète » dont nous ne reparlerons qu’après le Rallye. »

SD : « Parlez-nous du parcours et des ES de la 1ère étape. Comment l’avez-vous trouvez et où se trouveront vos points forts et vos points faibles ?

Jean Eric Petit : « Dans son ensemble le parcours me plait beaucoup sauf, peut-être, la courte ES « spectacle » de Lyon de la 1ère étape. Nous allons attaquer ce rallye sur une ES (Brullioles/Bessenay)  qui comporte 15,55 km avec un beau tracé qui demandera du pilotage avec des trajectoires tendues, un départ en descente sur une route assez large et ultra rapide. La 1ère épingle du rallye est suivie d’enchaînements très rapides et de quelques « pièges » à éviter comme un croisement et un virage à droite puis à nouveau une descente à prendre à fond jusqu'à l’arrivée. Dans la seconde ES (Rontalon/St Sorlin (14,230 Km)  il faut être à fond jusqu’au 1er croisement (gros freinage  puis ensuite faire très attention au rétrécissement et aux changements de direction). La fin de l’ES comporte deux épingles à bien négocier et le long gauche avant l’arrivée. Ensuite, il faudra rentrer à Lyon pour faire du « pestacle » et surtout être là où je compte bien être.
Mes points forts…tous, mes points faibles : il ne faudrait pas qu’il y en ait. »

SD : «  Qu’elles sont les ES que vous redoutez le plus ?

Jean Eric Petit :  « Dans la seconde étape, la longue ES (4 & 9) (Col de Crie Chiroubles - 30,460 Km) va me permettre de retrouver un paysage des épreuves sur terre comme à Auxerre ou au Vaucluse. Mais hormis le paysage et les vignes, c’est sur ce chrono que nous allons devoir gérer les gommes avec un revêtement très abrasif et une 1ère partie d’ES hyper rapides. Je pense qu’il faudra être hyper prudent ici. L’ES de Marchamps-St Cyr le Chatoux (25,07 Km) (2 & 5) est piégeuse et il faut une prise de notes très pointilleuse. Ces deux ES avant la 1ère assistance seront un juge de paix pour beaucoup, d’autant qu’il faudra « remettre le couvert » à la fin de l’étape sur ces deux même chronos. Dans les autres ES, je n’ai pas trouvé de grosses difficultés hormis dans St Clément les Sauvages (12,10 Km) (7 & 12) où il faudra rester dans les bonnes trajectoires et adapter mon pilotage à celui du circuit car il y a des portions hyper rapides que l’on peut négocier à très grande vitesse. Attention également à la « grip » presque inexistante dans la descente sur Tarare. »

SD : « En conclusion, rassurez vos supporters : le groupe N n’attend plus que votre visite sur un podium ? »

Jean Eric Petit : « Ce serait l’apothéose pour mes partenaires et pour JPS…Vous me mettez d’entrée la pression. Je compte juste, pour cette 1ère, être à l’arrivée bien sûr, et bien placer dans la classe et le groupe. » A l’ Auxerrois, mon pote Stéphane (Chambon) a fait un podium scratch avec sa « Sub »…Maintenant, lui aussi me met un peu de pression. »

Rendez-vous le week-end prochain avec un semi-direct sur le site mais rassurez-vous, Jean Eric et CĂ©line seront avec vous dès dimanche soir pour vous raconter leurs aventures sur ce Charbo.Â